03/10/2017

Toutes les vagues de l'océan - Victor del Arbol

CVT_Toutes-les-vagues-de-locean_9673.jpgGonzalo Gil reçoit un message qui bouleverse son existence : sa sœur, de qui il est sans nouvelles depuis de nombreuses années, a mis fin à ses jours dans des circonstances tragiques. Et la police la soupçonne d’avoir auparavant assassiné un mafieux russe pour venger la mort de son jeune fils. Ce qui ne semble alors qu’ un sombre règlement de comptes ouvre une voie tortueuse sur les secrets de l’histoire familiale et de la figure mythique du père, nimbée de non-dits et de silences.
Cet homme idéaliste, parti servir la révolution dans la Russie stalinienne, a connu dans l’enfer de Nazino l’incarnation du mal absolu, avec l’implacable Igor, et de l’amour fou avec l’incandescente Irina. La violence des sentiments qui se font jour dans cette maudite “île aux cannibales” marque à jamais le destin des trois protagonistes et celui de leurs descendants. Révolution communiste, guerre civile espagnole, Seconde Guerre mondiale, c’est toujours du côté de la résistance, de la probité, de l’abnégation que ce parangon de vertu, mort à la fleur de l’âge, a traversé le siècle dernier. Sur fond de pression immobilière et de mafia russe, l’enquête qui s’ouvre aujourd’hui à Barcelone rebat les cartes du passé. La chance tant attendue, pour Gonzalo, d’ébranler la statue du commandeur, de connaître l’homme pour pouvoir enfin aimer le père.
Toutes les vagues de l’océan déferlent dans cette admirable fresque d’un XXe siècle dantesque porteur de toutes les utopies et de toutes les abjections humaines.

smilesmilesmile Dès les premières lignes, on est captivé par ce roman.  Près de 700 pages passionnantes durant lesquelles l'on passe avec fébrilité des années 1930 aux années 2000. On est embarqué dans ce récit qui nous entraîne dans les camps staliniens de Sibérie, le fascisme espagnol, les combats de la guerre d'Espagne, où les choix politiques des individus déterminent le pire ou le meilleur pour l'avenir de leurs familles et de leurs descendants.

J'ai découvert cet auteur grâce à l'enthousiasme de Joëlle qui en est une inconditionnelle, et j'adhère au club ! Plaisir de lecture garanti.

Lu en septembre 2017

Prix Violeta Negra en 2016

Élu meilleur polar de l'année par LiRE en 2015

Grand Prix de Littérature Policière - Roman Etranger - en 2015

 
 
 

15:53 Écrit par Arlette Driessens | Lien permanent | Commentaires (0)

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