28/07/2017

Le Grand Bêtisier des Mots - Claude Gagnière

41pRlJkBmNL._SX301_BO1,204,203,200_.jpgLu et commenté par Georges

smilesmile Il est des collections de toutes sortes, depuis les boîtes d'allumettes jusqu'aux boutons de culottes, en passant par les cheveux en quatre. Mais si la "collectionnite" n'est qu'un passe-temps un peu ridicule, que dire de celui qui recueille, de celui que emmagasine et restitue l'héritage de notre passé. Cette manie était celle de Claude Gagnière, grand collectionneur de la langue, notre langue : le Français ! Érudit, touche à tout, il a écrit quelques recueils qui sont les trésors offerts de sa bibliothèque et de sa mémoire de lecteur.  

J'avais, il y a quelques années, apprécié avec délectation son "Pour tout l'or des mots" qui est l'exemple type du livre "table de nuit", celui que l'on reprend avec plaisir.  J'ai été aussi séduit par le "Grand bêtisier des mots" qui sont des miscellanées d'aphorismes, de bons mots, de charades, de traits d'esprit, de perles de cancres, de traductions ridicules .., qui émaillent ce petit opuscule.

Lu en juillet 2017

12:58 Écrit par Arlette Driessens | Lien permanent | Commentaires (0)

18/07/2017

Petit Louis dit XIV - Claude Duneton

51N8CRG4VBL._SX210_.jpgLu et commenté par Georges

smilesmile Chroniqueur au Figaro, historien du langage, Claude Duneton, a écrit un livre inclassable. D'une érudition monstrueuse, avec une volonté de rester romanesque, il nous fait vivre une courte période de l'histoire de France (1638-1643), en se basant comme fil rouge sur les mémoires de Pierre Laporte, premier valet de Louis XIV. Les dialogues qu'il prête aux personnages, qu'ils soient domestiques, bourgeois, artisans ou de noble naissance, sont tous empreints d'une étonnante vérité. Les mœurs de l'époque sont détaillées avec la minutie d'un entomologiste, et nous restons effarés face à une société capable de s'émouvoir pour des banalités, mais restant insensible à la souffrance des malheureux condamnés et suppliciés. La puissance et surtout l'empreinte de la religion sont le moteur de la vie à la cour, et je ne suis pas prêt d'oublier la description de la lente agonie de Louis XIII et de sa foi vacillante face aux ténèbres de l'au-delà.

Lu en juin/juillet 2017

 

13:50 Écrit par Arlette Driessens | Lien permanent | Commentaires (2)

07/07/2017

Après la fin - Barbara Abel

téléchargement.jpgUne banlieue calme, aux maisons mitoyennes entourées de jardins bien entretenus. Des voisins modèles : Tiphaine et Sylvain, couple soudé aux prises avec un ado un peu rebelle, Milo. C'est le cadre idéal dans lequel Nora, récemment divorcée, vient d'emménager avec ses deux enfants. Mais Nora ne sait pas encore que les anciens propriétaires de sa jolie maison se sont suicidés, qu'ils étaient les parents naturels de Milo, que Tiphaine vit dans une prison de mensonges et de culpabilité. Et dans l'ignorance, Nora donne sa confiance...

smile Ce roman est annoncé comme étant un "thriller" ! Ce n'est pas du tout mon avis ! Jusqu'au 50 dernières pages, c'est plutôt un récit de vies quelconques et de déboires familiaux tels que des couples qui se défont ou qui s’entre déchirent, ou encore des adolescents et leurs premiers émois.  Bref, assez ennuyeux ! Je n'ai peut-être pas choisi le meilleur Barbara Abel ..

Lu en juin/juillet 2017

12:34 Écrit par Arlette Driessens | Lien permanent | Commentaires (0)

Guerre et Térébenthine - Stéphane Hertmans

51c9-64YEJL._SX195_.jpgQuand Stefan Hertmans entreprend la lecture des centaines de pages de notes laissées par son grand-père, il comprend que cette vie-là vaut la peine d’être racontée. Une enfance très pauvre à Gand, le rêve de devenir peintre, puis l’horreur de la Grande Guerre dans les tranchées de Flandre sont les étapes d’une existence emblématique de tout un siècle. Mais l’histoire de cet homme nommé Urbain Martien ne se réduit pas à ce traumatisme et, grâce à son talent de conteur, Hertmans nous fait ressentir à quel point la peinture mais également un amour trop tôt perdu auront marqué l’existence de son grand-père.
smilesmile S'il est vrai que ce récit est à certains moments poignant, et relate des horreurs que chacun devrait garder en mémoire, d'autres passages m'ont semblé un peu longs malgré leur intérêt, et certaines descriptions trop détaillées. Je soulignerai quand même l'attitude honteuse des officiers francophones vis-à-vis des simples soldats flamands qu'ils méprisaient, et qu'ils envoyaient sans états d'âme aux premiers rangs des combats.  Je ne regrette donc pas cette lecture qui m'a fait vivre l'existence d'un être pauvre et marqué par le destin, mais tellement digne.  Merci Joëlle !

Lu en mai/juin 2017

11:42 Écrit par Arlette Driessens | Lien permanent | Commentaires (0)