23/12/2016

Dictionnaire Amoureux de la Russie - Dominique Fernandez

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Lu et commenté par Georges

smilesmile Quel voyage, vers le monastère de la Transfiguration sur l’île de Valaam, quand les nuits blanches de Saint-Petersbourg baignent l’horizon d’une clarté laiteuse ; quel voyage, dans l’immensité de la toundra, là où les fleuves s’étirent à l’infini ; quel voyage, dans les sombres forêts sibériennes avec Michel Strogoff en route vers Irkoutsk. Le paysage en Russie n’est qu’étendue et puissance, peu importe que la nature soit belle ou banale, « elle est la Nature ».

Quelle rencontre, que cette babouchka dans sa guérite non chauffée, par un froid intense, avec devant elle une planche qui sert de comptoir où elle délivre des tickets d’entrée aux très rares visiteurs d’un musée de province.  Son stoïcisme est plein de noblesse, mais aussi d’une résignation sans borne.  C’est cela aussi, la beauté et le mystère de l’âme russe que Dominique Fernandez nous fait ressentir.  Ce mélange étrange de procrastination, d’amour des arts (surtout la musique), de passivité face aux malheurs, de paresse de vie, d’humour face à tout ce qui va de travers dans la vie de tous les jours, c’est la Russie Eternelle, celle de Tolstoï, de Pasternak ou de Tchekov.

Petit bémol à mon enthousiasme, j’ai retrouvé, comme dans le Dictionnaire Amoureux de l’Italie, ce même agacement face aux thèses homophiles de l’auteur.  Prétendre que la mort de Pouchkine, les tourments de Dostoïevski, les poèmes d’Essenine sont des formes d’homosexualité refoulées, c’est « pousser le bouchon un peu loin » !

Lu en décembre 2016

16:21 Écrit par Arlette Driessens | Lien permanent | Commentaires (0)

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