26/03/2015

Rue des Boutiques Obscures - Patrick Modiano

product_9782070373581_195x320.jpgQui pousse un certain Guy Roland, employé d'une agence de police privée que dirige un baron balte, à partir à la recherche d'un inconnu, disparu depuis longtemps ? Le besoin de se retrouver lui-même après des années d'amnésie ?
Au cours de sa recherche, il recueille des bribes de la vie de cet homme qui était peut-être lui et à qui, de toute façon, il finit par s'identifier. Comme dans un dernier tour de manège, passent les témoins de la jeunesse de ce Pedro Mc Evoy, les seuls qui pourraient le reconnaître : Hélène Coudreuse, Fredy Howard de Luz, Gay Orlow, Dédé Wildmer, Scouffi, Rubirosa, Sonachitzé, d'autres encore, aux noms et aux passeports compliqués, qui font que ce livre pourrait être l'intrusion des âmes errantes dans le roman policier.

Lu et commenté par Arlette

SourireSourireEmbarrassé Que dire à propos de ce roman ?  D'abord que c'est une écriture parfaite, sensible et attachante, d'où deux sourires + un "embarrassé".  Embarrassée, oui, je le suis, car j'ai eu l'impression, en terminant le livre, qu'il n'était pas complet.  Bien sûr, parce que le personnage continue cette quête, cette recherche de son passé.  Qui est-il, on ne le saura jamais.  Ses rencontres insolites avec des personnages un peu hors du commun sont attachantes malgré leur caractère quelque peu irréel.

Lu et commenté par Georges

SourireSourire Quel beau titre, et quelle belle architecture narrative.  Si Modiano n'avait pas été "nobélisé", je crois que je ne me serais jamais plongé dans la recherche du passé de Guy Roland.  Malgré les nombreuses invraisemblances, nous suivons le héros dans sa quête d'identité. Mais celle-ci se fait essentiellement dans les beaux quartiers parisiens, se termine en Polynésie, après être passée par Megève.  Modiano serait-il de droite ?  Pour sa construction et sa qualité d'écriture, cette "rue", qui est romaine, mérite les deux émoticônes que je lui donne.  L'histoire, quant à elle, ne m'a jamais tenu en haleine.

Lu en mars 2015

Prix Goncourt en 1978

09:13 Écrit par Arlette Driessens | Lien permanent | Commentaires (0)

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